Purificateurs d’air à éviter pour le cultivateur de cannabis : CCO, TiO2,
radicaux hydroxiles OH- ou ozone

Dans l’industrie du cannabis, il semble que des spécialistes du marketing de produits résidentiels de qualité de l’air aient tenté de tromper les producteurs en leur faisant croire que des produits dimensionnés pour le marché résidentiel et de qualité médiocre pouvaient gagner la bataille contre le mildiou et d’autres micro-contaminants associés. Pour cette raison, nous souhaitons présenter ici plusieurs études relatives à l’utilisation de TiO2 (dioxyde de titane), de l’ozone, du CCO (catalyseur au cobalt oxydant) et des radicaux hydroxyles (OH-) pour la désinfection des contaminants en suspension dans l’air et des surfaces. Des explications scientifiques doivent être fournies, afin que les producteurs de cannabis comprennent les dangers pour leurs plantes, leurs terpènes et leurs employés s’ils utilisent un produit revendiquant une des méthodes de désinfection susmentionnées ; ces produits n’ayant jamais été destinés à être utilisés dans des installations de culture intérieure.

Sanuvox œuvre dans le secteur de la qualité de l’air depuis plus de 20 ans. À l’aube des années 1990, les débuts de l’industrie correspondent à l’adaptation des lampes germicides UV-C à la désinfection de l’air et des serpentins d’évaporateur de climatisation, alors que celles-ci sont déjà utilisées dans les installations de traitement de l’eau. La désinfection par UV-C se fait dans les hôpitaux, les immeubles de bureaux, les écoles, les usines et les maisons depuis 25 ans, et Sanuvox est fier d’avoir été un pionnier dans ce secteur. ASHRAE (Association des ingénieurs du chauffage, de la réfrigération et de la climatisation) reconnaît la désinfection de l’air et des serpentins par les UV-C depuis 2008. Nous nous consacrons à faire progresser le secteur de la qualité de l’air grâce à la standardisation de nos produits, à la mise en place de protocoles de test appropriés et à un marketing honnête.

Vers 1997, Sanuvox remarque qu’une technologie différente de désinfection de l’air commence à entrer sur le marché de la purification de l’air résidentiel. Une technologie désormais connue sous le nom d’oxydation photocatalytique (CCO) ou de TiO2 (utilisant du dioxyde de titane). Le TiO2 (dioxyde de titane) est le matériau peint sur une surface permettant au processus de catalyseur au cobalt oxydant (CCO) de créer des radicaux OH (radicaux hydroxyle). Nous avons immédiatement commencé à examiner la viabilité de cette technologie et avons constaté la progression suivante dans plusieurs documents de recherche et études.

1974 : La NASA développe cette technologie pour éliminer l’éthylène de leurs serres intérieures sur la station spatiale. Ces serres faisaient la taille d’une table standard, très facile à mettre en place et avec de faibles taux d’éthylène à réduire. Le CCO / TiO2 a été spécifiquement utilisé pour la réduction des COV et de l’éthylène, et non pour la désinfection biologique des moisissures, des virus ou des bactéries. Le CCO semblait être efficace dans de très petits espaces, mais la NASA a cessé d’utiliser cette technologie principalement à cause de la désactivation rapide du catalyseur, et le CCO disparaît jusqu’en 1998.

1998 : L’EPA effectue une étude complète sur le CCO et ses performances en tant que désinfectant des COV par rapport aux filtres à charbon. Encore une fois, le CCO n’a pas été utilisé pour la désinfection biologique, mais uniquement pour éliminer les odeurs et les COV de l’air intérieur. L’étude a révélé que pour que le CCO soit aussi efficace que les filtres à charbon, il faudrait disposer de plusieurs pieds carrés du catalyseur CCO pour offrir un potentiel d’oxydation équivalent. En outre, le coût du catalyseur CCO est 10 fois supérieur à celui des filtres au charbon, de sorte que les coûts actuels sont extrêmement prohibitifs pour un système CCO correctement conçu.

2008 : Le Journal de “Air & Waste Management Association” publie un article sur la désactivation du photocatalyseur en dioxyde de titane. Ils ont soumis le catalyseur au dioxyde de titane (TiO2) à des dégagement gazeux (vapeur de polydiméthylsiloxane) produits par les enduits de silicone, largement utilisés dans les bâtiments résidentiels et commerciaux en quantités importantes. Il a été constaté que la vapeur de silice désactivait le catalyseur au TiO2 en réduisant son efficacité. Ainsi, dans chaque installation, la silice (vapeur de polydiméthylsiloxane) adhère au catalyseur au TiO2, rendant l’oxydation ou l’élimination des odeurs et des COV inefficaces en raison de la désactivation de la silice (vapeur de polydiméthylsiloxane) à la surface du catalyseur.

2008 : Des chercheurs du Lawrence Berkeley National Laboratories ont découvert que l’oxydation photocatalytique (CCO) réduit les COV à l’intérieur mais produit du formaldéhyde en tant que sous-produit. Les auteurs déclarent que, théoriquement, tous les COV seront décomposés en dioxyde de carbone et en eau. Mais dans de nombreux cas, en particulier lorsque l’humidité relative est supérieure ou égale à 40%, la réaction permettant d’atteindre cet état final comporte de nombreuses étapes et est extrêmement complexe, ce qui produit des sous-produits intermédiaires. À cause de la décomposition incomplète des COV par le TiO2, il y avait une production nette de formaldéhyde, d’acétaldéhyde, d’acide formique et d’acide acétique. Les chercheurs ont découvert que les concentrations de formaldéhyde et d’acétaldéhyde étaient 4,6 fois plus élevées qu’avant l’utilisation du CCO. Le formaldéhyde et les acétaldéhydes sont des substances cancérogènes pour l’homme et il est recommandé d’en avoir le moins possible à l’intérieur des bâtiments. Les chercheurs ont suggéré de mener des études approfondies sur les sous-produits du CCO avant son utilisation à l’intérieur.

2013 : Un article paru dans l’Open Journal of Inorganic Chemistry a étudié le potentiel du TiO2 dans l’élimination des COV. Les auteurs ont découvert que dans une réaction complète de CCO, les produits finaux sont le CO2 et le H2O. Cependant, une réaction complète dans le CCO est extrêmement difficile, en particulier lorsque l’humidité relative est égale ou supérieure à 40% et que plusieurs composés intermédiaires sont produits avant de réaliser une réaction complète. Ces composés intermédiaires vont empoisonner les sites actifs, entraînant la désactivation du catalyseur au TiO2. De plus, les composés intermédiaires produits peuvent être plus toxiques pour la santé humaine, et les chercheurs recommandent donc de nouvelles études avant l’utilisation généralisée de TiO2.

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